Hymne à la campagne audoise

Un jour, j’ai croisé son regard,
profond, fier et lumineux,
au détour d’un chemin bordé de vignes.

Alors ses parfums m’ont enveloppée,
doucement,
depuis les rivages de la Méditerranée
jusqu’aux collines de nos Corbières.

Un jour, j’ai affronté la Tramontane,
venue des massifs et des hauteurs.
Et soudain, ses rayons de soleil
ont inondé mes yeux,
réchauffé mon corps
et illuminé mon esprit.

Depuis, je ne vois qu’elle :
l’Aude.
Vénérée comme une déesse
par les enfants du pays,

elle vit dans le chant des cigales,
dans les clameurs des stades de rugby à XIII,
dans les éclats de rire partagés en terrasse,
toujours bercés
par l’accent chaleureux du Midi.

Un jour, j’ai posé ma valise,
comme une aventurière venue d’ailleurs,
au cœur d’une terre chargée de mémoire.

Terre de vignes,
de vins,
de patrimoine et de transmission.

Ô mon généreux pays d’Aude,
toi qui as accueilli avec tendresse
ce visage venu d’Asie,
tu m’as offert bien plus qu’un refuge :
tu m’as donné une famille de cœur.
Un jour enfin,
je n’ai plus ressenti le besoin de me cacher.

L’histoire de la belle Aude
est devenue la mienne.
Une histoire solaire,
lumineuse,
faite de rencontres, de joies
et d’horizons ouverts.

J’aime vivre en harmonie
avec cette terre immense et contrastée,
ses reliefs, ses vallées,
ses paysages sauvages et authentiques.

Et pour toujours,
je serai fière
d’appartenir à ce territoire de caractère,
où la nature, l’histoire et les hommes
écrivent ensemble
une beauté simple et éternelle.

À Escales (11200), en souvenir d’un coup de cœur devenu une histoire d’amour.

25 juin 2021